Voici la première chronique que j’avais préparée pour Radio Dijon Campus. Je ne mettrai que la première, parce qu’elle est toute bien écrite avec des jolis mots et tout. Mais à la radio ce genre de textes passe différemment puisque c’est un échange, donc maintenant qu’on m’a tout bien appris je les prépare avec des tirets.
Donc ça passe moins bien à l’écrit.
Donc je ne les mettrai pas sur mon blog.
Donc je t'invite à écouter l’émission multimédia du jeudi entre 12h30 et 13h45, fréquence 92.2 ou en direct sur le lien ici, là, juste là, plus loin, t’y es presque : http://www.dijon.radio-campus.org/. Voilà.

La deuxième chronique se portait sur le cinéma (procédés, clins d’œil, etc.) dans le jeu vidéo et la troisième, que je ferai demain, sera une sorte de réponse puisque je traiterai du jeu vidéo dans le cinéma.
Après je reparlerai des enfants, promis.

C'est parti.

 

 

Tout d’abord, soyons honnête, je pense que le remake de Pokémon version Or dernièrement sorti sur DS a gravement nui à l’écriture de cette chronique. Bioshock 2 non plus. Bref.

En restant dans le domaine, mon expérience de joueuse ainsi que celle de mes pairs a mis en avant un fait fort intéressant. Outre la question délicate :

« Je peux emprunter ta manette pour jouer un peu ? »

(que je traduis, sûrement d’une mauvaise manière, par un : « tu es tellement nulle que te regarder jouer m’ennuie, passe moi la manette et regarde ce que je sais faire »)

Outre cette question donc, se pose celle concernant le support, l’entité ; ce qu’un vrai gamer appellerait « son bébé » :

« Est-ce que je peux utiliser ta console en ton absence ? »

Et bien sûr par « en ton absence » j’entends sans micro ni caméra.

Finalement, cela revient un peu à laisser jouer un ami, ou un inconnu, avec son enfant sans être à coté pour surveiller.
En gros, ce n’est pas rassurant.

Certains diront que j’exagère, qu’on ne peut comparer un nourrisson avec une console de jeux (bien que les deux soient aussi passifs l’un que l’autre au final), mais permettez moi de m’expliquer.

Il est vrai que la question ne se serait pas posée au temps des prémices du jeu vidéo où la seule crainte était de voir son score battu. Ou bien au temps où pour reprendre sa partie il fallait entrer un code préalablement noté et surtout conservé (le cas de la Sega Megadrive par exemple). Cette extrême possessivité est apparue avec la possibilité de sauvegarder sa progression que cela soit dans la cartouche même ou bien pire, sur une carte mémoire (je dis pire car nombreux sont ceux qui ont perdu les leurs). Faites appel à vos souvenirs, qui ne s’est jamais fait supprimer par erreur ou totalement volontairement mais surtout par quelqu’un d’autre (il faut avouer que c’est toujours moins grave si nous sommes nous-mêmes les fautifs) donc qui ne s’est jamais fait supprimer ses sauvegardes d’Ocarina of Time, de l’Odyssée d’abe ou encore d’un Final Fantasy ? (oui, je touche volontairement un point sensible en évoquant les nombreuses heures de jeu réduites à néant par une mauvaise manipulation émanant de sa petite sœur).

La méfiance vis-à-vis d’un étranger qui désire utiliser une console en l’absence de son propriétaire est donc née après l’apparition des sauvegardes et surtout des fausses manipulations. Le phénomène s’est probablement intensifié depuis que, grâce à Sony ou Microsoft (Nintendo à part), le vice est poussé jusqu’à la possibilité de personnaliser à souhait sa console via les avatars, pseudonymes et profils sur les réseaux en ligne de jeu. Oui, un joueur peut désormais personnaliser sa console et récolter des succès ou des récompenses en jouant, ce qui lui permet de gagner des points. Ces points, à placer au même niveau que les scores, permettent au joueur d’être reconnu dans un ou plusieurs réseaux mais aussi d’être fier. Et il met du cœur à l’ouvrage afin d’augmenter les statistiques de son avatar, de son mini-lui en quelques sortes.

Finalement, n’est-ce pas un peu comme élever un enfant ?
La fierté de le voir progresser, l’aider à évoluer et s’investir dans cette idée.

Prenant cette dernière remarque en compte, Il est donc chose courante qu’un joueur ressente et exprime son inquiétude lorsque quelqu’un lui demande s’il peut lui emprunter sa console.

Au final, et ceci est mon avis :

« Tu ne toucheras point à mon enfant tout comme tu ne toucheras point à ma console »

C’est d’ailleurs afin d’éviter ce problème que j’ai décidé de ne jouer uniquement que sur PC !



Non mais en fait c'est pas vrai, c'est juste que pour le moment, et depuis longtemps, je n'ai pas assez d'argent pour m'acheter une console Next Gen. Mais je sais pas, je crois qu'en bonne consommatrice et maintenant qu'habiter à Dijon rend tout moins coûteux je vais me laisser tenter par le pack Xbox 360 avec Fable III. Si tant est qu'il sorte.

 

Hum. Prions. Sur PC aussi du coup.