majin_and_the_forsaken_kingdom_1267970733
Moi manger, toi gentil. Un jeu inspiré de moi, et d'autres gourmands.

 

Majin and the Forsaken Kingdom est un jeu développé par Game Republic et édité par Namco Bandai. Sorti à la fin de l'année 2010 sur Xbox 360 et PS3 dans une quasi ignorance il n'en reste pas moins un petit bijoux d'ingéniosité et de beauté.

Quoi de plus poétique et enfantin que de débuter sur une cinématique en ombres chinoises ? Le ton est donné et nous comprenons rapidement que Majin and the Forsaken Kingdom est un conte auquel nous n'influerons pas sur le déroulement. Le prologue est loin d'être original, mais la musique combinée à la portée des images nous absorbe. Au même titre qu'une boîte à musique accroche notre regarde une fois que nous l'avons ouverte, le jeu nous invite dans son écrin : le royaume a vécu prospère jusqu'à ce que les ténèbres s'abattent sur lui, telle une nappe de goudron. Cents années se sont écoulées et les suppôts du malin ne cessent d'accroître leur domination, leur immortalité aidant. Mais un jeune voleur élevé par les animaux de la forêt qui répond au nom de Tepeu (prononcer T-P-OU hein) est sur le point de changer la donne avec l'aide d'une bête divine, le Majin. Malheureusement ce dernier a été privé de ses pouvoirs par les entités maléfiques, car la légende veut que seul cet être pourrait annihiler l'immortalité des ténèbres, et donc sauver le royaume. Le but pour Tepeu est de l'aider a retrouver sa puissance, ils sont complémentaires. Ah, petit détail, le héros peut comprendre les piafs et les rongeurs, il dialogue ainsi avec les animaux qui l'aident dans son périple.

Afin de récupérer sa force, la « bête divine » doit manger les fruits qui renferment ses pouvoirs (One Piece ?). A notre héros, soit dit en passant brun canon aux cheveux longs (Prince de Perse ?), de cueillir ces fruits. Et la tâche n'est pas de tout repos ! Il faut à la fois trouver le chemin qui mène au fruit tout en combattant ou en évitant les ombres. Les animaux sont présents afin de vous aider mais les écouter systématiquement rend la tâche trop simple et tendrait même à gâcher le plaisir. Le jeu est linéaire, logique, mais mélange à mon sens habilement aventure, RPG, plate-forme et énigmes. Ce n'est ni lourd, ni trop répétitif, ni trop simple, ni impossible. En plus c'est de toute beauté et ça coûte moins cher qu'un jeu classique. Le design du Majin est douteux. Non mais vraiment, il est moche, et un peu bête. Mais il est adorable, et l'amitié qui grandit entre les deux protagonistes est touchante. D'ailleurs, plus les deux combattent ensemble plus ils développent des techniques complémentaires qui se révèlent être assez efficaces. Le petit plus de ce jeu est peut être justement le côté RPG qui le rend actif, les techniques de combat de Tepeu évoluent en fonction de ses actions, plus il utilise la force, plus il deviendra fort, etc. Il est également possible de choisir l'équipement du personnage dans le but d'accroître son endurance ou son agilité par exemple.

Chacun des deux personnages trouve son compte dans cette amitié complémentaire, vous connaissez l'objectif de Tepeu qui est de sauver le royaume, à vous de découvrir celui du Majin.

Encore et toujours sur Génération Campus !